Interview de Constance Labbé, interprète de Sylia Chamade (Dossier de Presse TF1 2024) - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Interview de Constance Labbé
« Sylia a dû grandir beaucoup trop vite »
Aînée de la fratrie Chamade, Sylia a dû mettre ses rêves de côté pour s’occuper de ses sœurs à la mort de leur père. Guide dans un musée et en couple avec Abel, elle semble avoir un avenir tout tracé... Mais le retour de Tam fait rejaillir son esprit d’aventurière. Constance Labbé endosse avec enthousiasme le rôle d’une grande sœur investie et protectrice.
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
Tourner à Paris dans des lieux incroyables avec un accès exclusif à des monuments était très séduisant. Je n’avais jamais joué le rôle d’une sœur. Je trouvais très intéressant de découvrir les difficultés, les ressentis et les liens que l’on peut vivre dans ce genre de relation. Cat’s Eyes est un projet précieux et audacieux qui mélange de vraies scènes d’action, du grand divertissement et en même temps développe en profondeur les liens entre ces sœurs. Un mélange des genres très bien maîtrisé par Alexandre Laurent. C’est rare !
Vous interprétez Sylia, l’aînée, qui est-elle ?
C’est une femme qui a dû grandir beaucoup trop vite. Dès l’âge de 19 ans, elle a assumé l’entière responsabilité de sa famille et s’est occupée de ses sœurs. Elle n’a pu s’épanouir ni dans son travail, ni dans sa vie personnelle. Elle a fait preuve d’une grande abnégation qui l’a rendue un peu triste et rigide. Depuis, Sylia a du mal à sortir du rôle dans lequel la vie l’a plongée. Plus réfléchie et raisonnée que Tam et Alexia, c’est un peu le cerveau des trois quand l’engouement et l’enthousiasme leur brûlent les ailes. Le retour de Tam et les événements qu’elles traversent vont lui permettre de se rendre compte qu’elle n’est pas au bon endroit dans sa vie.
Son côté raisonnable vous ressemble-t-il ?
Sa capacité à prendre ses responsabilités, à s’occuper des autres, et son indépendance me correspondent. En revanche, être dans la position de la grande sœur était un vrai challenge car j’ai grandi dans une famille où je suis la petite dernière avec trois grands frères ! Jouer un personnage raisonnable qui réfrène les ardeurs des autres a été l’aspect le plus différent de ma personnalité. Je suis plutôt celle qui pousse son entourage à agir et j’avais du mal à me voir dans le rôle opposé. Sylia a finalement déteint sur moi. Tout à coup, j’ai eu cette sensation d’être celle qui tempère, plutôt que celle qui incite. C’était assez surprenant.
La série offre de nombreuses scènes d’action. Avez-vous suivi une préparation spécifique ?
J’ai la chance d’avoir déjà interprété des rôles avec pas mal de combats et j’ai l’habitude de faire beaucoup de sport. J’avais une bonne base physique. J’ai suivi des cours d’aïkido de façon un peu plus approfondie que les autres car c’est la spécialité de mon personnage, ainsi qu’une formation en escalade. Je n’en avais jamais fait. Ça a été une superbe découverte. Je n’avais pas d’appréhension particulière mais quand j’ai tourné à 40 mètres de hauteur à la Monnaie de Paris où je devais réaliser une chute de plusieurs mètres, j’ai vraiment eu peur !
D’autres scènes vous ont-elles particulièrement marquée ?
Celles qui m’ont procuré le plus d’émotion sont finalement les séquences entre nos trois personnages dans l’appartement. Même s’il y a eu d’autres moments assez exceptionnels. Courir à 3 heures du matin dans un Louvre désert était un vrai privilège ! Le moment où nous étions suspendues dans le vide à la Monnaie de Paris avec Camille Lou, en pleine nuit sous la pluie et dans le froid, fut particulièrement fort en termes de dépassement de soi et de soutien réciproque.
Quel souvenir gardez-vous de votre collaboration avec Camille Lou et Claire Romain ?
Il y a eu des moments de connexion extrême. On s’est serré les coudes dans les situations difficiles. Nous n’avons pas forcément la même façon de travailler, de vivre, ni même les mêmes besoins, et pourtant nous avons réussi à nous écouter et nous soutenir. Notre force a été de beaucoup communiquer. On a souvent échangé sur ce que l’on ressentait, sur nos peurs et nos frustrations. Finalement, nous fonctionnions comme des sœurs !
Vous tournez pour la première fois sous la direction d’Alexandre Laurent. Quel genre de réalisateur avez-vous découvert ?
Il est très doué. Il vivait les épisodes de façon quasi viscérale. Malgré les changements et les adaptations, c’était incroyable d’avoir quelqu’un d’aussi solide dans la continuité des personnages et de l’histoire. Il a tout en tête. Profondément gentil et bienveillant, il aime beaucoup les comédiens.
Quelle ambiance régnait sur le tournage ?
J’ai rencontré de super comédiens. Cindy Bruna, par exemple, dont c’était l’un des premiers tournages, a été une très belle découverte. Travailleuse et simple, elle se révèle être une excellente actrice ! J’ai aussi beaucoup aimé jouer avec Simon Ehrlacher qui interprète mon fiancé et avec lequel je me suis très bien entendue. Il s’est adapté avec beaucoup de souplesse et de gentillesse. Ce sont vraiment de très belles rencontres.