Interview de Camille Lou, interprète de Tam Chamade (Dossier de Presse TF1 2024) - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Interview de Camille Lou
« Tam ose et n’a pas de freins »
Indépendante et courageuse, Tam est de retour en France après cinq ans d’absence. Déterminée à comprendre ce qui est arrivé à son père, elle s’improvise voleuse et entraîne ses sœurs avec elle.
Camille Lou se glisse dans la peau de cette femme prête à tout pour faire éclater la vérité.
Pourquoi avez-vous accepté ce projet ?
Le mélange de cascades, de comédie et d’action qu’offre la série me plaisait beaucoup. C’est un tout
nouveau registre auquel je ne m’étais jamais essayée. J’aimais l’idée d’interpréter une femme qui ne lâche rien, même si personne ne la croit. Tam ne subit pas et prend les devants. Tête brûlée, elle ose et n’a pas de freins. Elle fera tout pour découvrir la vérité sur la disparition de son père. Les rôles de femmes fortes et avant-gardistes sont ceux qui me parlent le plus.
Tam est la cadette des sœurs Chamade...
Entre Sylia, l’aînée, qui a fait d’énormes sacrifices pour s’occuper de ses deux sœurs, et Alexia, la plus jeune, plus rebelle, Tam n’a jamais vraiment trouvé sa place. Elle s’est forgée seule et après la mort de leur père, elle est partie vivre loin, en solitaire. Persuadée d’avoir une nouvelle piste sur le meurtrier de leur père, Tam prend d’énormes risques pour faire éclater la vérité. En agissant ainsi, elle met en danger ses sœurs et leur impose de gros sacrifices sans penser qu’elles n’ont pas forcément les mêmes envies.
Il y a Tam avec ses sœurs et Tam face aux flics, notamment son ex-petit ami Quentin. Quelle est leur relation ?
Tam était très amoureuse de Quentin mais son obsession pour découvrir la vérité sur la mort de son père a pris tellement d’importance qu’il n’y avait plus de place dans sa vie pour autre chose que la douleur. Elle a fui sans avoir le courage de s’expliquer avec Quentin. Même si elle lui a brisé le cœur et a conscience d’avoir commis une erreur, elle ne veut pas l’admettre à son retour. Tam veut garder des bons rapports avec lui tout en sachant qu’elle ne peut pas être totalement honnête vu la nature de ses activités parallèles.
Cet amour qu’elle porte à Quentin la rattrape toujours et elle s’interroge sur ses sentiments... Comment se prépare-t-on à interpréter une cambrioleuse aussi agile ?
Quand j’ai eu la confirmation pour Cat’s Eyes, j’ai débuté une préparation physique très intense qui a duré 6 mois. Cela m’a aidée à tenir la route aussi bien physiquement que mentalement. Ce fut un tournage très long et extrêmement fatigant, notamment à cause des horaires décalés. Certains lieux de tournage et décors exigeaient de travailler de nuit. Compétitive, Tam pratique plusieurs sports extrêmes. J’avais à jouer plusieurs scènes de combat et il y avait aussi un côté gymnaste acrobate. J’ai également suivi quelques cours d’escalade pour me préparer aux descentes en rappel.
Tam a également un côté très féminin...
Cet aspect m’a beaucoup plu. J’aimais l’idée de montrer des femmes, sexy et indépendantes. Leurs combis sont très féminines sans jamais être vulgaires. Il me tenait à cœur de ressembler physiquement au personnage du manga. J’ai adopté les cheveux très sombres de Tam. L’esthétisme global de la série est très séduisant. Les plans, les costumes et les décors sont somptueux. On a tourné dans les plus beaux endroits de Paris, extrêmement bien filmés par Alexandre Laurent.
Vous le retrouvez après « Les Combattantes » et « Le Bazar de la Charité »...
J’adore Alexandre car il est hyper investi. Porté par l’émotion, il a une sensibilité peu commune. Dans le ressenti et l’empathie, il utilise beaucoup la musique pour nous plonger dans l’univers où il veut nous amener. Tourner avec lui est toujours très intense car il cherche la qualité cinématographique à la télévision. Ce fut des semaines chargées et très intenses.
Quelles séquences gardez-vous en tête ?
Plusieurs m’ont marquée mais celles tournées à la tour Eiffel étaient vraiment incroyables. J’étais aussi très fière de ma première bagarre avec le personnage de Prudence. J’étais guidée par Alexandre Vu qui est extrêmement performant dans l’apprentissage des cascades et des bagarres. Toutes les séquences à Versailles aussi étaient vraiment belles, il y avait une atmosphère différente. Elles mêlaient action, glamour et comédie.
Quelles relations avez-vous développées avec vos partenaires de jeu ?
Nous avons créé un lien très fort toutes les trois alors que nous ne nous connaissions pas. Evoluer 7 mois ensemble permet de nouer des relations particulièrement intenses. Rien n’est jamais simple avec la fatigue mais ces conditions ont engendré exactement le rapport qu’il faut entre sœurs. Le casting était réussi. Chacune avait un aspect de sa personnalité proche de son personnage. L’envie de bien faire, de voir plus grand et différemment se ressentait chez tout le monde. Alexandre Laurent est sorti de sa zone de confort. C’est là où il se passe les plus belles choses, où l’on évolue. Ce tournage m’a encore fait grandir.